• Il était une fois la robe de mariée

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    Qui ne rêve pas de porter une grande robe blanche à l’occasion de son mariage ? La réponse est assez évidente : personne. Force est de constater que toutes les jeunes filles du monde, pour passer du statut de célibataire à celui d’épouse, se métamorphose en princesse l’instant d’un jour.

    La robe de mariée est donc devenue une tenue incontournable pour dire « Oui » à l’homme de sa vie. Mais savez-vous que cette tradition ne date pas d’aujourd’hui ?

    Nos mères, nos grands-mères, nos arrières grands-mères, … ont toutes eu leurs propres vêtements de mariage, plus ou moins différents de ceux que nous connaissons de nos jours certes, mais qui étaient soumis aux exigences de la cérémonie et aux tendances de la mode de leur époque.

    Découvrons ensemble leurs évolutions dans l’histoire.

    Durant l’Antiquité, des tenues de mariages variées au gré des civilisations

    En Égypte ancienne, la tendance était plutôt aux robes moulantes en lin fluides ou aux robes plissées en mousseline la plupart du temps très fines et mettant en valeur les formes du corps qu’on appelait les « haïks ».

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    Dans la Grèce antique, deux déclinaisons de robes en lin blanc étaient au rendez-vous. Le premier modèle, le « peplos dorien » est une grande pièce de tissu sous forme de rectangle ceinturée ou épinglée à la taille. Le second est le « chiton ionique », une robe ample et souple.

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    Dans la Rome antique, non seulement, la promise était habillée d’une tunique blanche baptisée « stola » ornée d’un nœud d’Hercule au niveau de la poitrine en guise de ceinture de chasteté ; mais également, elle était parée d’un voile jaune et d’une couronne de fleurs d’oranger en symbole de la fertilité.

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    Du côté des Gaulois, la mariée était vêtue d’une robe de lin ou de chanvre de couleurs arrivant jusqu’au bout des pieds.

    Du Moyen-Âge à la Renaissance, les magnifiques pièces colorées étaient à l’honneur

    À l’époque médiévale, il était tout simplement à l’ordre du jour de porter la plus belle robe, peu importe sa couleur. Même le noir était permis notamment quand le futur époux est veuf. Cependant, le rouge, représentant le bonheur et la joie était privilégié. Soulignons que durant les noces princières, une robe à prédominance de rouge, agrémentée de passementerie d’argent ou d’or et bordée de fourrure d’hermine blanche était coutume.

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    En outre, pendant une union bourgeoise, la robe de mariée devait refléter la fortune et le rang de la famille tandis qu’à l’occasion d’un mariage paysan, les femmes se contentaient de porter sa tenue de dimanche composée essentiellement d’une chemise, d’une robe et d’une sur-robe.

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    À la Renaissance, malgré que le rouge persiste, le blanc était de retour avec le mariage de la reine d’Écosse Marie Stuart I et de François II. A cette époque, les robes étaient bouffantes grâce au vertugadin ; faites en lourdes étoffes, en velours ou en brocarts ainsi que brodées et ornés de fils et de boutons argentés et dorés.

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    Du XIXème siècle à nos jours, des robes empires aux robes plus sobres

    Sous le règne de Napoléon, la robe blanche fluide et cintrée sous la poitrine était à la mode : c’est la robe empire. Elle était d’abord équipée d’une manche ballon puis agrémentée de riches motifs de couleur or.

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    En 1816, la princesse Charlotte-Augusta a abandonné le style traditionnel pour une robe plus ample au niveau des jambes quasi identique à celle dite de princesse.

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    La robe à crinoline avec du volume est apparue ensuite sous Louis Philippe.

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    Vers la fin du XIXème siècle, la sobriété était de mise et depuis le début du XXème siècle, on assistait à une liberté totale pour les formes de robes.